Réinventer la ville, optimiser ses performances

Comment la culture des végétaux devient-elle un outil d’interaction sociale et de construction de la ville?

La culture hors-sol des plantes permet de répondre à l’enjeu de la ville productive où la «végétalisation» serait perçue comme une technique applicable, permettant d’assurer l’état d’abondance artificielle, de rééquilibrer le rapport entre le nombre d’individus et la quantité de la ressource disponible et non comme un nouvel équipement purement esthétique dont l’entretien engendrera de nouvelles consommations excessives. Mais pour y parvenir il faut réinventer la ville:

 

réinventer la ville DSC_1424Réinventer la production

La culture hors-sol a l’avantage économique majeur de pouvoir toucher à la fois les individus et la collectivité en permettant d’assurer une production vivrière.
A l’échelle de la ville, cette possibilité nécessite de mettre en commun des espaces de culture, des moyens et des techniques, de façon à atteindre des rendements permettant de sortir du stade anecdotique et du stade de « complément alimentaire ».
Cette mutualisation permet d’imaginer l’essor de microéconomies locales, profitant directement aux habitants et créant une source de revenus en cas de vente des surplus de production. L’enjeu reste alors de déterminer quels espaces doivent être investis, qui les exploite et comment.

 

Mieux gérer les déchets

N’ayant aujourd’hui plus guère d’arbre à couper, de fleuves nourriciers ou de sol à creuser, la principale ressource disponible en ville est le déchet.
Cependant, on peut estimer que la valorisation de cette ressource n’est pas tout à fait optimisée dans la mesure où, traitée sur des échelles trop larges, elle entraîne de nouvelles consommations incohérentes ne serait-ce que pour l’acheminement vers les sites de traitement. Traitée de manière différenciée, une partie de ces déchets pourrait être mise en valeur sur place comme par exemple celle que représentent les déchets organiques.

Compostage, éco-digesteur, ré-utilisation des plastiques, sont autant de pratiques qui peuvent être mises en oeuvre en milieu urbain dans le cadre de la culture hors-sol.

 

Optimiser la récupération de l’eau

La culture des végétaux et donc d’organismes vivants demande bien entendu d’organiser la gestion d’une ressource essentielle: l’eau.
L’enjeu économique est ici celui de l’utilisation d’une ressource négligée et pourtant disponible: les eaux de pluie. Polluée proportionnellement à la pollution de l’air et acidifiée par le ruissellement sur les toitures, l’eau de pluie demande un traitement simple mais spécifique. La viabilisation d’un bâtiment existant permettant de récupérer les eaux de pluie peut-être réalisée avec des moyens simples et peu coûteux.

 

reinventer la ville DSC_1631Réhabiliter le bâti pour le rendre performant et attractif

Envisager la réhabilitation des bâtiments existants grâce à l’utilisation du végétal grâce aux techniques de culture hors-sol est un enjeu important du futur.
Les techniques du culture hors-sol font appel à toutes les composantes de l’habitat. Elles permettent de rendre productifs, attractifs et performants des bâtiments dégradés qu’ils soient collectifs ou individuels au travers des espaces verts, de l’isolation thermique, de la récupération des eaux de pluies ou encore de la production alimentaire.

 

Développer le micro-local

Dans le but de réduire sa dépendance et donc ses dépenses en énergie grise pour l’alimentation de sa population et le traitement de ses déchets, la ville doit réinventer ses réseaux de gestion micro-locales, à l’échelle de l’habitat et du quartier. Créer des circuits courts, développer la production au plus près de la population c’est aussi inventer la ville de demain.

 

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