Les pucerons

Redoutables phytophages que l'on peut retrouver sous presque tous les climats, les pucerons sont verts, jaunes, gris rouges ou noir, avec ou sans ailes.

On en dénombre de très nombreuses espèces à travers le monde. Ils sont verts, gris, jaunes, rouges, noirs, avec ou sans ailes. On les retrouve dans les zones tempérées, tropicales et arctiques.

Ce sont des redoutables phytophages qui se nourrissent de la sève des plantes, des insectes piqueurs suceurs, vivant en colonies le long des tiges et sur la face inférieure des feuilles. Ils affaiblissent particulièrement les jeunes pousses qui se recroquevillent et cessent de grandir. Les symptômes de leur présence sont avant tout visibles sur les feuilles. Celles-ci se déforment, se gaufrent, s’enroulent et cessent de croître. Les pucerons produisent le miellat un liquide visqueux riche en sucres et acides aminés, dont les fourmis se délectent. Lorsque le miellat n’est pas collecté par les fourmis, un champignon nommé fumagine se développe et provoque des tâches noires sur les feuilles ; l’activité de la photosynthèse diminue. Avant d’aspirer la sève, le puceron injecte de la salive dans la plante, celle-ci réagit en produisant des toxines pour se protéger des agressions.

Si les pucerons parviennent à déjouer ce stratagème, ils pourront être les seuls occupants de cette niche écologique, la plante diffusant un poison nocif pour les autres insectes. Si les toxines sécrétées par la plante ne sont pas suffisamment puissantes pour éloigner les autres insectes, la plante court le risque d’être très vite envahie par une multitude de ravageurs.

 

LES SYMPTOMES:

Les symptômes les plus courants sont des feuilles gaufrées, déformées, ou encore enroulées sur elles-mêmes (les pucerons s’abritant à l’intérieur).

DEGATS:

  • Ponctionnée de sa sève, la plante s’affaiblit et sa croissance ralentit. Les feuilles tombent, les fleurs n’ont pas de fruits et les jeunes pousses se dessèchent.
  • En outre, les pucerons peuvent transmettre des virus pathogènes sur lesquels les moyens d’action sont très limités.
  • Dans le cas de cultures potagères, ce sont de redoutables ennemis de la productivité !

PREVENTION:

  • Dans un potager, associer des plantes éloignant les pucerons à des plantes attirant leurs prédateurs permet de limiter les dégâts.
  • La menthe poivrée, par exemple, éloigne les pucerons tandis que la phacélie et l’alysse attirent les syrphes, des auxiliaires efficaces.
  • Il est aussi recommandé de mettre des plantes témoins, comme la capucine irrésistiblement attractive pour les pucerons.
  • L’observation des feuilles reste le meilleur moyen de contrôler la présence des pucerons. Si celle-ci est avérée, une riposte devra être rapidement élaborée.
Colonie de pucerons

Colonie de pucerons verts

SOINS:

  • La lutte biologique reste sans doute le moyen le plus efficace. Les coccinelles et leurs larves, les chrysopes, les syrphes, ainsi que les Aphidius colemani agissent rapidement et durablement. L’action conjuguée des larves de coccinelles et des Aphidius colemani assure par exemple une très bonne protection contre les pucerons.
  • Le savon noir peut aussi être employé pour les asphyxier.

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