Le dispositif de l'agriculture urbaine

Ces dernières années, un intérêt grandissant pour les cultures potagères en ville a motivé la recherche de solutions productives et rentables. Un premier constat révèle qu’en dehors de la pleine terre, il est souvent bien difficile de maîtriser le coût des infrastructures, notamment lorsque ces dernières visent l’exploitation de surface entièrement minéralisée. Un certain nombre de produits vendus dans le commerce tentent de répondre à ce besoin. Le système proposé ci-après a été mis au point en tenant compte du rapport entre le coût d’installation, le temps de mise en œuvre, les contraintes de conformités et la rentabilité de l’exploitation.

 

LE PRINCIPE

Ce système s’inspire largement de la culture en jardinières surélevées. À la différence de cette dernière, l’installation simplifiée demeure au sol. Les plantes sont alimentées manuellement en solution nutritive avec un arrosoir ou à l’aide d’un réseau d’irrigation automatisé reliant les contenants. Une partie de l’excédent d’eau est stockée dans la réserve et le reste évacué par un trop-plein matérialisé par plusieurs trous latéraux situés à 3 cm du fond. L’eau remonte ensuite par capillarité pour humidifier le substrat séparé de la réserve par une couche de tissu synthétique.

LES CULTURE ADAPTÉES

Il est possible de cultiver toutes sortes de plantes maraîchères en dimensionnant le volume du contenant en prévision du développement racinaire.

Les salades, poivrons, aubergines, oseilles, fleurs, thym et autres plantes aromatiques trouveront leur place dans des barquettes d’une épaisseur de 15 cm sur une superficie d’au moins 0,20 m2 par plante. Les courgettes, tomates, concombres, haricots ou courges seront placés dans des contenants de 15 à 30 cm d’épaisseur pour une superficie de 0,30 m2 par plante. Les arbustes fruitiers nécessiteront une épaisseur de 30 cm pour une surface d’au moins 0,50 m2 par spécimen.

 

COÛT : Entièrement réalisé à partir de matériaux de récupération, cette technologie s’est avérée particulièrement peu onéreuse, bien que le temps de préparation et de transformation ait pesé au moment de calculer son prix évalué à une dizaine d’euros le m2.

ÉCOLOGIE : Le réemploi de matériaux destinés à l’incinération hisse cette démarche au premier plan pour sa durabilité. La planification des travaux à entreprendre doit intervenir tôt dans la saison. L’installation du jardin doit être terminée pour l’arrivée des plantes.

LIMITES : Pour maintenir la rentabilité du dispositif, il est difficilement envisageable de ne pas avoir recours à des matériaux récupérés. L’installation d’un système d’irrigation et son automatisation sont coûteuses. Elle s’amortit sur plusieurs années.

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