Les facteurs climatiques dans la culture hors-sol

Pour réussir votre culture potagère en ville, il est indispensable de prendre en compte l’environnement dans lequel vous allez cultiver.

L’enchevêtrement d’immeubles, résultat d’époques successives de construction, modifie l’exposition naturelle au soleil, au vent et à la pluie, de sorte que l’on peut être exposé plein sud sans avoir de soleil. Ce n’est cependant pas véritablement un problème, à condition de s’adapter aux contraintes identifiées.

 

L’INFLUENCE DU CLIMATp36 évaporation + activité + conso eau

Le vent et le soleil intensifient la circulation de l’eau et l’activité des micro-organismes. Lors des périodes de fortes chaleurs, à condition d’avoir suffisamment d’eau et de nutriments la croissance des plantes est fulgurante. En revanche, un manque d’eau durant quelques heures peut avoir des conséquences néfastes, voire irrémédiables.

 

LE VENT

En observant la biodiversité végétale autour de l’espace dédié à la réalisation du potager, on parvient à déceler des indices pouvant nous orienter sur l’impact du vent. Il faut être attentif à la végétation environnante en essayant de s’inspirer de l’existant. Il est également important de demander à un voisin jardinier de partager son expérience. Dans le cas d’une exposition ventée, il faut dans la mesure du possible protéger la base des végétaux et sélectionner les variétés les moins sensibles. Les supports pouvant être déséquilibrés seront solidement fixés. Pour maintenir le port des tiges, les tuteurs préviennent efficacement les dommages possibles causés par le vent.

 

LA LUMIERE

Comme pour le vent, l’observation de l’entourage immédiat ainsi qu’un temps d’échange avec des voisins fournit de nombreuses informations. Un environnement minéralisé reflète la lumière et propage la chaleur. On peut tirer parti de cette contrainte pour cultiver des variétés nécessitant plus de chaleur et envisager, par exemple, une culture d’aromatiques exposée plein nord. Il est difficile d’estimer précisément les besoins en lumière d’une plante dans de telles conditions. Le plus souvent, une forte luminosité suffit amplement à assurer
son développement.

 

LA TEMPERATURE

Les fortes chaleurs estivales s’abattent pendant de longues périodes dans certaines régions, c’est un moment redouté par tous les jardiniers. La consommation d’eau est intensifiée par l’air sec qui exerce une succion importante sur l’eau circulant dans la plante. Celle-ci est fragilisée et résiste moins bien aux agressions.
En maintenant un flux constant d’apports de solution nutritive, on soutient la croissance et on limite considérablement les dommages causés par les champignons et les ravageurs. La température élevée d’une solution nutritive favorise le développement de certains micro-organismes qui peuvent endommager le système racinaire. Pour prévenir ce risque, il suffit d’installer les réserves de solutions nutritives à l’abri des rayons du soleil.

 

LA PLUIE

La pluie Il n’est pas nécessaire de protéger les plantes de la pluie, au contraire elle nettoie les feuilles des dépôts de poussières et limite le développement de certains ravageurs comme les acariens. La collecte des eaux de pluies, lorsqu’elle est possible, est à exploiter. Vous disposez ainsi d’une réserve d’eau déminéralisée utile pour simuler des rosées, une à deux fois par semaine. Cette ressource peut aussi être employée avantageusement pour la préparation des solutions nutritives.

 

ASTUCE

Sur un balcon, il est préférable de placer les pots à l’abri du vent. La proximité d’un autre immeuble crée parfois un corridor où le vent s’engouffre violemment, provoquant une augmentation de la consommation d’eau et la détérioration des feuilles les plus brassées.

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